« Bien construit, l’OI peut être un vecteur formidable de cohérence et de qualité
»
Par Marc Parcé, président de l’Organisme d’inspection Languedoc-Roussillon - Sud de France
« Aujourd’hui, la réforme des AOC [lire l’encadré] engage les appellations dans une modernisation sans précédent, à travers, en particulier, la mise en place d’un contrôle indépendant. Le Languedoc-Roussillon, comme de nombreuses autres régions viticoles, a donc choisi de créer un organisme d’inspection (OI). L’intérêt majeur de ce type d’instance réside dans sa neutralité, qui permettra demain d’assurer un contrôle efficace des AOC. Mais il nous faut auparavant, dans le cadre des organismes de défense et de gestion (ODG), mener une réflexion dont l’enjeu consiste à écrire un cahier des charges précis afin de définir les conditions de production et les points clés de l’appellation concernée. Sur cette base, l’OI définira un plan d’inspection qui déterminera ce que nous contrôlerons et comment nous nous y prendrons. C’est là un des atouts majeurs de l’organisme d’inspection. Autre intérêt, et non des moindres : il va amener tous les opérateurs du vin – les membres des ODG et les metteurs en marché (négociants, coopératives et groupements de producteurs, vignerons indépendants…) – à se mettre autour de la table et à réfléchir à une organisation commune, cohérente et propre à notre région et à notre origine. Cette démarche constitue une première pour notre vignoble. La tâche n’est pas aisée, les lourdeurs issues du passé étant encore fortes. Mais si nous voulons que les AOC du Languedoc-Roussillon se dessinent un avenir, il faudra les dépasser. Bien construit, l’OI peut être un vecteur formidable de cohérence et de qualité. »

