Recherche
Stratégie et investissement
La vie des entreprises
Œnotourisme : une autre façon de parler du vin

Alors qu’en Afrique du Sud ou en Argentine la découverte des vignobles est systématiquement proposée aux touristes, le tourisme vitivinicole français n’a commencé que récemment à se développer, même si la visite des caves attire chaque année 7,5 millions de personnes, dont 2,5 millions de touristes étrangers… Le 9 mai se tiendra à Paris, pour la première fois, la Journée européenne de l’œnotourisme. L’occasion de s’intéresser aux acteurs languedociens qui investissent dans ce secteur d’activité.

Œnotourisme

Avec sa Route des vins inaugurée en 1953, l’Alsace fait figure de pionnière. Les retombées financières favorisées par l’œnotourisme ont incité d’autres régions à lui emboîter le pas. Aujourd’hui, le Languedoc offre, en rang dispersé, des prestations de plus en plus nombreuses dans ce domaine. Certaines appellations (Coteaux du Languedoc, Malepère, Cabardès, Faugères, Limoux, Pays Minervois…) ont ainsi mis en place soit des Routes des vins, soit des balades ou itinéraires gourmands ou encore des guides et circuits œnotouristiques. C’est ainsi que trois circuits des Grés de Montpellier, qui proposent des visites retraçant les moments forts liés à la viticulture avec des dégustations dans des lieux emblématiques, se retrouvent inclus dans le programme de l’office de tourisme de Montpellier. A Saint-Chinian, la Maison des vins est l’épicentre d’une Route des vins que le syndicat du cru met en place. On peut ainsi participer à une lecture des paysages, découvrir les produits du terroir et la cuisine languedocienne. Par ailleurs, en partenariat avec le conseil général, une gamme de produits touristiques a été conçue autour des Paysages du vin en Hérault. Déclinés sur un week-end, avec des hébergements en hôtel ou chambre d’hôtes deux ou trois épis, ils permettent une découverte inédite du département.

Augmentation des ventes…
La filière vitivinicole semble avoir pris conscience des multiples avantages de l’œnotourisme : augmentation des ventes en direct à la propriété, diversification des sources de revenu et fidélisation du client. Les Caves Rocbère ont ainsi créé en 1994 Terra Vinea à Portel-des-Corbières. À 80 mètres sous le massif des Corbières, le visiteur chemine jusqu’à un chai monumental aux voûtes majestueuses : la cathédrale des Fûts. Des espaces thématiques narrent l’histoire du vin. Après une dégustation, le voyage s’achève à la Maison des terroirs, dotée d’un bar à vins, qui permet de faire des emplettes. Vinipolis, le dernier-né, fondé en 2007, est un complexe qui rassemble, sur deux niveaux de 900 mètres carrés, un espace de vente, un restaurant méditerranéen (Le Bistrot d’Alex), une salle de réception, banquets et séminaires, une halle pour les vins élevés en barriques. Il s’inscrit dans la stratégie globale des Vignerons de Florensac. De nombreuses autres caves proposent, dans une moindre mesure, des prestations œnotouristiques (lire l’encadré).

Le vent en poupe
Quant aux propriétaires des châteaux et domaines, ils ont eux aussi compris que l’œnotourisme avait le vent en poupe. L’Hospitalet qui appartient à Gérard Bertrand en est une illustration parfaite. Des chambres installées dans le château du XVIe siècle, des gîtes familiaux, un bistrot et un restaurant gastronomique, un musée de la Vigne, un musée du Miel, une galerie de peinture contemporaine, plusieurs artisans installés à demeure, un festival de jazz, un autre de musique classique : le choix est vaste. Jean-Michel Cazes, propriétaire du château Lynch-Bages à Pauillac, a acquis L’Ostal Cazes en 2002. Il a choisi de s’inscrire, avec les vignerons de La Livinière et de ses environs, dans une dynamique de mise en valeur du terroir en ouvrant son caveau aux grands crus de l’appellation. Chambres et tables d’hôtes, parcs et vieilles pierres à visiter, boutiques, musées accolés aux domaines ou aux caves… les initiatives ne manquent plus.

En bref
Mutualiser pour mieux exporter

Depuis le 15 janvier 2008, ils sont passés de cinq à sept producteurs, dont le domaine Pujol Izard en Minervois, le domaine de la Yole… Regroupés au sein d’une structure Émotions du Sud, ces producteurs ont choisi de se rassembler afin de mieux commercialiser à l’export leur gamme de produits. Leur volonté est simple : mutualiser leurs énergies pour proposer une interface facile et rapide pour acheter au départ de leurs propriétés.
www.emotionsdusud.com

Vins Made in Terranée : un nouveau-né

Le tout nouveau groupement export Vins Made in Terranée géré par Stephan Cabrolier est composé de quatre entreprises : le Mas de l’Écriture, le Mas Rouge, le Clos d’Amour et les Terrasses d’Eol. Né mi-janvier, ce groupement vise les marchés suivants : Irlande, Grande-Bretagne, Allemagne, Danemark, Belgique, Suisse et, dans un second temps, les États-Unis et le Canada.
S. Cabrolier – Tél. : 04 99 51 52 86

« On met la table à l’Engarran »

Au château de l’Engarran, à l’occasion du week-end des parcs et jardins qui se tiendra le 31 mai et le 1er juin, « on met la table ». Une expo-vente sur les arts de la table sera proposée, couplée à la visite du parc à la française.
www.chateau-engarran.com

Le printemps de Berlou

Le 30 mars, les vignerons de Berlou en AOC Saint-Chinian organisent leur printemps et invitent les curieux à découvrir leur terroir à pied ou en VTT à travers plusieurs circuits balisés. Suivra une dégustation de vins de Berlou et un repas campagnard avec à la clef des animations et un marché ds produits du terroir.
www.berloup.com

Mentions lgalesContact
Envoyer cette page
Inscrivez-vous :